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Requiem pro memoria M.

for mixed choir and orchestra
> Live recording interpreted by the Academic Choral Society of Budapest and the Philharmonic Orchestra of Debrecen conducted by Jànos Kovàcs
 

Description: english | deutsch | français 

> sample : Intro´t
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Composed: 1992
Text: in latin
Parts: Requiem – Kyrie - Die Irae – Recordare – Confutatis – Lacrimosa – Offertorium – Hostias – Sanctus
Benedictus – Agnus Dei – Libera – In Paradisum
Durata: 28'
Setting: 2, 2, 2, 2 – 2, 2, 1, 0 – timp. - archi
Dedicated: pro memoria M.
Publication: Ascolta, © 1995

English

The death of my wife Margit made a deep impression on me and in 1992 I wrote this last work, a Requiem, in her memory.
The first bars appeared in a dream, as if a voice was dictating the music I should write. The liturgical text gave me the stength to complete the composition. This work means a lot to me so I wanted to end it with a setting of the In 'Paradisum' and in so doing found inner peace and comfort.

Ferenc Farkas
 

Deutsch

Der Tod meiner Frau Margit hat mich sehr erschüttert und ich habe ihr 1992 ein letztes Werk, dieses Requiem, als Andenken gewidmet.
Die ersten Takte sind mir im Traum erschienen, als würde mir eine Stimme die Musik diktieren, die ich schreiben sollte. Inspiriert durch den liturgischen Text, der mir viel Kraft gegeben hat, habe ich das Werk beendet. Ich wollte dieses Werk, das mir sehr viel bedeutet, mit tröstenden Worten beenden und habe aus diesem Grund den Text 'In Paradisum' vertont und dadurch ein wenig inneren Frieden und Trost gefunden.
 
Ferenc Farkas
 

Franšais

Ayant été très affecté par la mort de ma femme Margit, j'ai voulu lui dédier une dernière oeuvre et j'ai écrit ce Requiem à sa mémoire, en 1992.
Les premières mesures se sont imposées à moi dans un rêve. C'était comme si une voix me dictait la musique que je devais écrire. La suite m'est apparue très clairement, inspirée par le texte liturgique traditionnel dans lequel j'ai trouvé une grande force. J'ai souhaité terminer cette oeuvre qui m'est très chère par des paroles consolatrices. C'est la raison pour laquelle j'ai mis en musique le texte de 'In Paradisum' qui m'a permis de retrouver un peu de paix intérieure et de consolation.

Ferenc Farkas
 

A propos du Requiem de Ferenc Farkas
 
La poésie de la tristesse
 
Le Grand patriarche de la vie musicale hongroise, Ferenc Farkas a composé sa messe des morts en 1992 à la mémoire de sa femme. Ce ne sont pas les couleurs noires, sans pitié que Ferenc Farkas utilise dans son oeuvre mais, plutôt des tons sombres qui expriment sa foi chrétienne, la peine de l'âme, mais aussi la paisible espérance de l'auteur.
La musique sacrale de Ferenc Farkas est plutôt lyrique que dramatique Avec son immense savoir et une grande authenticité dans l'expression des sentiments, il met en musique les textes traditionnels de la messe des morts, les découpant en douze parties brèves: il y a des moments poétiques qui reviennent, des atmosphères variant selon le texte, des passages fougueux pleins de passion, le tout étant façonné comme une sculpture à l'aide d’une riche palette de tons. L'ensemble révèle le style propre de Ferenc Farkas dans sa quintessence la plus pure et la plus dépouillée.

Le premier mouvement (Requiem aeternam) débute par des harmonies en mineur, d'une tristesse poignante, entrecoupées par une partie polyphonique. Après une courte excursion dans un motif en tierces se terminant par des variations apparentées, on revient au motif de départ. Dans le Kyrie, un prélude de l'orchestre allant de la tierce à la quarte amène rentrée du chœur qui développe le thème de départ en une belle mélodie. Les accords homophones du Christe offrent un intermède implorant.

Le Dies Irae se base sur le texte poignant de Tommaso da CeIano. L'accompagnement à effet dramatique, avec une dynamique de tremblement sourd contraste avec la plainte implorante du choeur. Après un crecsendo des cuivres apparaît une mélodie avec des grands sauts qui nous rappelle celle des « cors magiques ». Le sommet de cette séquence est atteint par le choeur d'hommes qui exprime avec une tension extrême le jugement dernier. Dans le Rex tremendae, plus rapide, l'accompagnement agité et l'harmonie très développée du choeur expriment la colère du Roi et, en une fin plus calme, sa clémence. Après la sobre plainte du Recordare, on retrouve un langage passionné décrivant les flammes tournoyantes du mal (Confutatis). Le Lacrimosa, amené par un solo de hautbois, repris par le choeur, met un point final à ce cycle du « jour de colère» en une ample et douce fresque.

Le prochain mouvement (Offertorium) débute par un récitatif des basses. La partie homophone suivante débouche sur une séquence plus rapide qui représente le sommet de ce mouvement. Le rigoureux fugato du Quam olim Abrahae, équilibré et symétrique, met un terme à cet ensemble. Le Hostias loue le Seigneur en une prière inspirée par une foi implorante Le style homophone et très simple du Sanctus contraste avec la construction polyphonique pleine de tendresse et de finesse du Benedictus. Le repos éternel invoqué dans l'Agnus Dei est traduit par la beauté lyrique et pleine du thème principal et par une métrique 5/4. Le «stile concitato» » coloré de chromatismes pleins de sentiments et la palette de fioritures du Libera me s'estompe pour laisser la place au thème du début de la messe qui met un point final à la messe proprement dite. Ferenc Farkas a voulu terminer son oeuvre par les paroles consolatrices du ln Paradisum, mises en musique avec une sobre majesté et une tendresse infinie. Ce mouvement, avec son motif accompagnant, fait un clin d'oeil au début de l’œuvre.

La partition nous révèle la sensibilité du compositeur pour la mélodie, la beauté des harmonies, et son immense acquis artistique exprimé à travers la technique et la forme. Les voix et les accords, souvent dissonants, donnent une dimension tragique à l'œuvre. Mais ce ne sont pas seulement les larmes du deuil que veut exprimer Ferenc Farkas mais aussi la consolation.

Oliver Nagy 
 

This article was last updated on Thu, Nov. 24 2011

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