Ferenc Farkas

Elegia

 for orchestra

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Description: english | français 

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Composed: 1952
Durata:  10’17’’
Setting: 3 (III = picc.), 3 (III = c.i.), 3 (III = cl. b.), 3 (III = cfg) – 4, 4, 3, 1 – timp., batt. – arpa – archi
Publication: score & performance material : AFPublishing
N.B.: This works is the 2. movement of the Symphony

English

1952. Besides my many commissions, there still remained enough time for me to compose two personal works : my Serenade for wind quintet and a Symphony. That was the first time that I approached this musical genre. Neo-classical in character but without constraints of the style – weighted, decent, modest language, leaving no opening to feelings  – I put in my Symphony an explosion of strong emotions. Concert attendance had been democratised with the arrival of Communism. I had, for a work of four movements which lasted three-quarters of an hour, to adapt my music to a public, which was not only composed of traditional listeners but also of workers. The Union of Musicians regularly discussed new work and my Symphony also came up for examination. With the exception of Lajos Vass, every one of the participants made such disheartening comments that I lost all enthusiasm.  In the last movement, notably, they criticised me for not having found a sufficiently recognisable tune. Of weariness I put my symphony away in a drawer. The first movement was edited under the title Symphonic Overture. The excellent Italian conductor Lamberto Gardelli conducted it in a memorable manner and was acclaimed by the public. The second movement remained under its title of “Elegy” and I reworked the third movement which became my “Scherzo sinfonico”. This “unfinished” symphony was my only attempt at this genre.

Ferenc Farkas

Franšais

 1952. A côté de mes nombreuses commandes, il me resta encore du temps pour composer deux œuvres personnelles : ma Sérénade pour quintette à vent et une symphonie. C’était la première fois que j’abordai ce genre de musique. De caractère néo-classique, mais sans les contraintes du style - langage pondéré, bienséant, pudique, qui ne laisse aucune ouverture aux sentiments – je mis dans ma symphonie une explosion d’émotions fortes. La fréquentation des salles s’étant démocratisée avec l’arrivée du Communisme, il fallait, pour une oeuvre en quatre mouvements qui dure trois quarts d’heure, s’adapter au public composé non seulement d’auditeurs mélomanes, mais aussi d’ouvriers moins connaisseurs. A l’Union des Musiciens, on discutait régulièrement des nouvelles oeuvres et ma symphonie eut droit aussi à cet examen. A l'exception de Lajos Vass, chacun des participants émit des propos si lamentables que cela m’enleva tout enthousiasme. Dans mon dernier mouvement notamment, on me reprocha de n’avoir pas trouvé de thème assez reconnaissable. De lassitude je l’abandonnai dans un tiroir.  Le premier mouvement fut édité sous le titre d’Ouverture symphonique. L’excellent chef italien Lamberto Gardelli la diriga de manière mémorable et elle reçut les acclamations du public. Le deuxième mouvement resta tel quel sous le nom d’Elégia et je retravaillai le troisième mouvement qui devint mon Scherzo sinfonico. Cette symphonie “inachevée” fut ma seule tentative dans ce genre.

Ferenc Farkas