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Cantus Pannonicus

cantata for soprano solo, mixed choir and orchestra
> this work exists on CD

Description: english | français | magyar

> Audio sample : no.1 Lausa Pannoniae
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Composed: 1959
Text: in latin by Janus Pannonius
Parts: 1) Laus Pannoniae – 2) De Agnete – 3) Abiens valere iubet sanctos reges Varadini – 4) De  amygdalo in Pannonia nata – 5) Ad Martem, precatio pro pace
Durata: 22'
Setting: 2 (picc.), 2 (c.i.), 2, 2 – 4, 4, 3, 1 – timp., perc. (5 ess.) – arpa, cemb., cel., pf., chit., mand. – vlc. (6), cb. (6)
Publication: Editio Musica Budapest

english

The cantata Cantus Pannonicus, written to the words of Janus Pannonius was composed in 1959. Janus Pannonius (1434-1472) - by his original name János Csezmicei - was the most prominent figure of the early epoch of Hungarian poetry. He studied at several schools in Hungary and Italy, and achieved humanist education of high quality. For some time he belonged to the royal court of King Matthias and took part in its lively artistic activity so characteristic of the Renaissance. According to the custom of the age his poems were written in Latin, notwithstanding revealing, for the first time, true Hungarian characteristic.

In the cantata Ferenc Farkas applied 5 poems by Janus Pannonius. The musical texture appears in a "neoclassical" manner, condensed, simplified, often recalling the music of the Renaissance. Maybe this explains that "modern" instruments like the violin and the viola were omitted from the orchestra - instead of harpsichord, guitar and mandolin were added, rendering a special archaic mood.

András Székely
 

Franšais

C’était toujours compliqué lorsqu’il fallait traduire mes œuvres. Aussi décidai-je de mettre en musique un auteur hongrois ayant écrit dans la langue européenne par excellence, le latin. Je choisis Janus Pannonius, le poète le plus important de la Renaissance hongroise et l'une des figures les plus connues de la poésie humaniste en Europe. J’achetai ses poèmes dans leur traduction hongroise car les originaux étaient difficiles à trouver, peut-être dans une bibliothèque, mais je n’avais pas la patience d’y aller pour copier des pages entières. Enfin un ami, József Ujfalussy, me fit don d’une édition en latin datant de 1794. Je mis cinq poèmes en musique sous forme de cantate pour soprano solo, chœur mixte et orchestre que j’intitulai "Cantus Pannonicus", un éloge à la Pannonie* et au dieu Mars pour qu’il épargne cette contrée. En l’instrumentant, je cherchai à rappeler la musique de la Renaissance : c’est pourquoi, dans l’orchestre, les cordes ne sont représentées que par des violoncelles et des contrebasses, les violons et les altos habituels étant remplacés par une harpe, un clavecin, un piano, une guitare et une mandoline. Les percussions y sont aussi présentes en nombre. 

Ferenc Farkas

La Pannonie (en latin Pannonia), est une ancienne province romaine d’Europe centrale. Limitée au Nord par le Danube, elle se situe à l'emplacement de l'actuelle Hongrie, et partiellement de la Croatie, de la Serbie, de la Bosnie-Herzégovine, de la Slovénie, de l'Autriche et de la Slovaquie. L'université de Veszprém est encore appelée aujourd’hui Université de Pannonie.
 
Le premier mouvement de la cantate, « Laus Pannoniae »  a le caractère d'une introduction et contient en son centre une partie lyrique a cappella :
Jusque-là, les livres ne parlaient que de l’Italie
Maintenant la Pannonie est aussi le berceau de belles chansons
 
Le deuxième mouvement est une sérénade pour choeur d'hommes : 
Agnès, ma vie, je regarde dans tes yeux et je pense : deux étoiles me sourient…
 
Le mouvement suivant « Adieu à Várad » décrit un voyage en traineau. Le poète prend congé du pays de Várad, de ses sources d’eau chaude qui guérissent, de sa bibliothèque et de la statue du Roi László le Saint à qui il demande de bénir son chemin. Les dernières lignes de chaque strophe répètent : 
Allons, que le chemin soit court, pressons-nous, oh amis…
 
Le quatrième mouvement est un air de soprano. Le poète chante la beauté de l’amandier qui fleurit pendant le dur hiver de Pannonie.
 
Le dernier mouvement « Prière au dieu Mars pour la paix » est une litanie implorant le dieu cruel de la guerre d’épargner le pauvre peuple fatigué de Pannonie. Ce mouvement reprend les paroles de la partie a capella du début et fait le lien entre le commencent et la fin de l’œuvre.

magyar

Janus Pannonius verseire ìrott Farkas Ferenc Cantus Pannonicus cimű kantátáját 1959-ben ìrta. Janus Pannonius - eredeti nevén Csezmicei János - a magyar költészet kezdetének legkiemelkedőbb alakja. 1434-1472-ig élt, tanulmányait magyar és olasz iskolákban végezte; magas humanista műveltségre tett szert, és egy időben tagja volt a Mátyás király körül kialakult reneszánsz udvari művészi körnek. Költeményeit, a kor szokása szerint latin nyelven ìrta, de bennük szólal meg először a jellegzetes magyar tàj hangja.

A kantátában Janus Pannonius öt versét használja fel Farkas Ferenc. A versek eredeti latin szövegükkel szólalnak meg, zenei szövetükben leszűrt, leegyszerűsödött, sokszor a reneszánsz zenéjéig visszanyúló "neoklasszikus" hangon. Talán ezért is marad el a mű zenekarából a "modern" hangú hegedű és brácsa, s kerül helyükbe a régies ìzt adó csembalo, gitár és mandolin.

Székely András
 

This article was last updated on Wed, Dec. 17 2014

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